Réalisé avec l'aide de Myriam Lavialle au saxophone (Merci Myriam !)
La petite criminelle a eu huit ans cette semaine
Seule sur un banc
Elle purge sa peine
Et dans sa tête tout s'enchaîne
C'est la longue éternité, elle la passera à méditer
La tête serrée entre les mains
Et tout le corps qui se balance
Elle en appelle à la transe
Elle remue elle gigote
Une danse binaire sur le banc de pierre
Elle n’est que mécanique d’orfèvre
Au cœur gelé, jeté loin de la Terre
Elle demande souvent au maître
D'où elle vient, la peur, la nuit
Il n'en sait guère plus le maître
Alors en riant il dit
Ne regarde jamais sous ton lit
C'était un bon directeur
Il savait les faire taire
Un duvet au menton et le regard sévère
Il ne supportait que le vent dans la cour déserte
Expulsée dans le vide, poussée d’un index rigide
Sous les rires des autres
Cernée de piquets de doigts
Elle ne faisait pas le poids
Les rares visites de sa complice
Égayaient un peu son supplice
Elles se tombaient dans les bras l’une de l’autre
Pour qu'enfin s'évanouissent ces secondes si tristes
Dans sa cabine immobile Elle flotte dans l’espace
À travers ses hublots recouverts de glace
Elle voit filer en rang
Deux par deux, des étoiles
La petite criminelle a eu huit ans cette semaine
Seule sur un banc
Elle purge sa peine
Et dans sa tête tout s'enchaîne
C'est la longue éternité, elle la passera à méditer
La tête serrée entre les mains
Et tout le corps qui se balance
Elle en appelle à la transe
Elle remue elle gigote
Une danse binaire sur le banc de pierre
Elle n’est que mécanique d’orfèvre
Au cœur gelé, jeté loin de la Terre
Elle demande souvent au maître
D'où elle vient, la peur, la nuit
Il n'en sait guère plus le maître
Alors en riant il dit
Ne regarde jamais sous ton lit
C'était un bon directeur
Il savait les faire taire
Un duvet au menton et le regard sévère
Il ne supportait que le vent dans la cour déserte
Expulsée dans le vide, poussée d’un index rigide
Sous les rires des autres
Cernée de piquets de doigts
Elle ne faisait pas le poids
Les rares visites de sa complice
Égayaient un peu son supplice
Elles se tombaient dans les bras l’une de l’autre
Pour qu'enfin s'évanouissent ces secondes si tristes
Dans sa cabine immobile Elle flotte dans l’espace
À travers ses hublots recouverts de glace
Elle voit filer en rang
Deux par deux, des étoiles
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...on en cause ?